Les liens des membres de ClefsDuFutur avec l'Armée Française

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L’Armée Française : Les Liens de ClefsduFutur
Témoignage de la Famille Divine

 

 

SL
Il n’y a pas de hasard.
Les liens se révèlent devant tous. Preuve construite de la Présence de Christ, du
Plan présenté à vos yeux jour après jour.
Le lien avec l’armée est la clé historique des ˂Chevaliers du Christ ˃, et l’esprit
Chrétien : le symbole de l’Épée est présent et vivant dans chaque Arme.
Pour l’histoire :
Enfant, mon père a assisté au désarmement de 800 soldats français devant deux
motards militaires allemands et avec ses deux frères, ils se sont promis de défendre
l’honneur de la France : d’entrer dans l’Armée.
L’ainé dans la Défense intérieure, mon père dans l’Armée de Terre, et son jeune
frère dans les commandos fusiliers marins. Jean sera dans le Commando Jaubert ;
Jean et mon père iront en Indochine. Jean décédera en France, des suites.
(Mon père a gardé sa cantine et ses photos qui m’ont permis, en son hommage,
d’écrire un recueil et de dessiner ˂encres et poèmes˃.
Plus tard, départ pour l’Algérie : Mascara, dans le temps de la guerre et moi aussi à 4
ans.
Mon père m’a baigné de l’esprit chrétien, de la volonté d’aller au but, de me dépasser
pour un instant de beauté, pour un objectif : ˂aller au sommet de la montagne˃,
d’avoir le sens du devoir, une seule parole. J’ai vécu à ses côtés son périple de
militaire de carrière en Allemagne et son engagement dans le premier club francoallemand
à Friedrichshafen, à l’initiative du général de Gaulle et du Duc de
Wurtemberg, à la pointe de la modernité.
Ce sont les contacts de mon père qui sont liés à ma vie aujourd’hui : l’histoire de la
France.
Je peux affirmer que ses mutations ont été ˂soumises au Plan˃ à notre insu à
l’époque, et ces quelques traces en soulignent la continuité, la qualité relationnelle et
l’ancrage de l’Énergie de Christ, jusqu’au lieu de naissance : Wetzlar/Lahn.
Mon père est toujours resté marqué par l’abandon de l’Indochine par la France, par
le départ de Saigon, par ses frères d’arme oubliés par la France de la trahison, par
300 ans de liens profonds avec le Peuple Vietnamien.
Il s’est consacré dès sa retraite à défendre la reconnaissance des vieux combattants
Vietnamiens et le droit à leur retraite, par son rôle de président de l’ANAI de l’Aube,
jusqu’à son dernier souffle.
Il a reçu la médaille du mérite et la Légion d’honneur.
Je lui rends hommage. Nous étions unis dans l’esprit chrétien des chevaliers.
Gratitude !
Et cette première parole ouvre la porte aux Chevaliers qui m’ont rejointe pour
poursuivre l’oeuvre : DA et JMC.
Nous aborderons ensuite le témoignage de DMH, l’exemple du Peuple Vietnamien
pour son Renouveau dans le Plan : le Sens de l’histoire de la France des chevaliers
et du Peuple Vietnamien, son avenir dans l’esprit chrétien. MDH est en lien avec CP,
français, dont le Grand-Père maternel était militaire et sa Grand-Mère est
Vietnamienne et a vécu à Saigon.
Note au sujet des membres de CDF :
D’autres membres de CDF ont, pour plusieurs, vécu des déracinements les portant à
l’épreuve et au détachement, notamment dans le vécu de familles françaises en
Algérie, et FG, enfant de militaire à Brest, porte en lui une part de l’histoire de son
père, cuisinier dans la Marine.
À Clefsdufutur, nous sommes tous liés à l’histoire des chevaliers.

 

 

 

JMC
Ma vie de soldat de l’Armée Française…
Né à l’Ile de La Réunion. Je me suis engagé dans l’Armée Française dès l’âge de 17
ans et demi. J’avais bien essayé de joindre l’École militaire préparatoire de La
Réunion, mais j’avais un an de trop. Ma vocation était si forte que je n’ai pu attendre
18 ans, à ma majorité… Mon père a dû signer. Grande gratitude à lui, qui a cru en
moi. Il faut dire que je n’étais, à ce moment-là, qu’un gringalet, inapte à faire du
parachutisme, par exemple. Néanmoins, j’ai fait une belle carrière, dans les
Troupes de Marine, une Arme de l’Armée de Terre, qui a comme spécificité le
Service Outre-Mer.
Être militaire dans l’Âme, est une bonne chose pour être disciple (soldat du Christ).
S’y préparer concrètement, en vivant une vie simple, permet de s’aguerrir. Je me
suis donc préparé ainsi, à mon insu, durant une carrière de plus de 15 ans, à la
notion de Service, en servant mon pays, en Outre-Mer et en France, sous forme de
mutation, tous les deux ans environ.
1974 : J’ai fait mes classes à Fréjus, sur la Côte d’azur.
1er séjour au Sénégal de 1975 à 1977;
Retour en France, muté au 3ième RIMa de Vannes, 1977 à 1979; entrecoupé de 6
mois au Tchad;
2ième séjour au Sénégal, 1979 à 1981; entrecoupé de 6 mois en Côte d’ivoire, pour
passer un examen militaire;
Retour en France, muté à la 9ième Division d’Infanterie de Marine, à St-Malo, 1981 à
1983; entrecoupé d’un séjour en Centrafrique de 6 mois;
Retour en Afrique : Djibouti, dans un détachement d’hélicoptères; 1983 à 1985;
Muté à l’Inspection des Troupes de Marine, au Ministère de la Défense, à Paris,
1985 à 1988;
Enfin, muté en Martinique, 1988 à 1989,
31 décembre 1989 : Début de ma retraite au Québec. Citoyen canadien depuis
1993.
Vous constatez que ces lieux où j‘ai servi, parfois dans des théâtres d’opération,
comme au Tchad, ou sur le territoire français, plus particulièrement en Bretagne
(Vannes, St-Malo), sont chargés d’histoire. Et la Centrafrique est désignée comme
prochaine Terre de Christ.

 

 

DA
Les valeurs chevaleresques acquises dans les théâtres d’opération en
Algérie, France, Vietnam, Rhodésie, Comores
Algérie :
Né en Algérie en 1951, dans la banlieue d’Alger. 5ième génération de pieds noirs.
Mon père, représentant pour un laboratoire, avait pris fait et cause pour l’Algérie
française et s’engagea dans l’OAS.
J’étais inscrit dans un mouvement de scouts, ‘’les coeurs vaillants’’, géré par des
curés. Notre devise c’était : « A coeur vaillant, rien d’impossible ».
France :
Puis en 1962, il y a eu l’indépendance et ma famille s’est repliée en France. J’avais
11ans, ma soeur 9 ans. Cette rupture a causé énormément de dégâts chez moi.
A mon incorporation, en 1972, j’ai choisi automatiquement les parachutistes. Après
mon temps, malgré les sollicitations de mes supérieurs j’ai refusé de rempiler.
J’avais fait mienne la devise du 6ème RPIMa : « Croire et oser ».
Entre les différents départs, un ami et moi avions été recrutés par un colonel
réserviste, ex para, pour effectuer l’encadrement de préparations militaires aux
jeunes ados scolaires. Il nous avait dit : « ces jeunes effectuent ces prémilis pour
deux objectifs, - avoir 5 jours de permission en plus et pouvoir choisir leur affectation
-, si possible à côté de chez eux, pour être dans les jupons de leurs mère chaque
weekend. A vous de leur montrer que l’armée n’est pas une pouponnière et que nous
devons préparer des hommes avec d’autres valeurs. J’attends de vous d’être
exemplaires ». A la fin de leur temps, 90% demandaient leur incorporation chez les
Parachutistes.
Vietnam :
Je rêvais de connaître ce que les anciens avaient connu « en Indo ». Mi-avril 1975,
avec un ami para nous avons pris l’avion pour Saigon. Dans notre avion se trouvait
Larteguy et le Général Vanuxem, que j’avais déjà rencontré à Paris et qui m’avait
encouragé à y aller.
4 jours après notre arrivée, Phnom Penh (capitale du Cambodge) était tombée aux
mains des khmers ; le 30, c’était Saigon qui tombait aux mains des Viêts.
Après 2 mois, mon ami étant déjà parti, j’ai décidé d’entreprendre des démarches
pour rentrer à mon tour en France.
J’y avais rencontré ma futur femme et mère de mon fils, une eurasienne de mère
tonkinoise et de père français.
Rhodésie :
En 1978, avec quelques français, nous avons été incorporés dans l’armée
rhodésienne.
Comores :
Nous sommes repartis au Comores, avec l’équipe de Bob Denard, dit le vieux ;
après 4 mois comme instructeur, j’ai mis fin à ma mission qui devenait routinière.
Conclusion :
J’aurais pu être tué plusieurs fois et pourtant je suis passé à travers; je savais que
j’étais très protégé, mais je ne savais pas pourquoi. C’est ma rencontre avec CDF et
SL qui m’a fait comprendre.
Je me sens complètement chevalier/soldat de Christ, pour la renaissance de nos
vraies valeurs.
Avec l’âge et l’expérience, une 3ième devise s’est rajoutée : « Fais ce que dois ».
Mes quelques devises : « A coeur vaillant rien d’impossible », « Croire et oser »,
« Fais ce que dois » ; les mettre en application faisait ma fierté, car elles
impliquaient la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Pensée juste, la Parole juste, l’Acte
juste et ne pas faire de concession.
Dans l’amour, la joie et l’unité.

 

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Témoignage de FG, membre du Bureau de CDF :

Pour ma part, voici ce dont je peux témoigner, sur la base de ce que j'ai entendu dans ma famille au long de ma vie.

Je suis venu au monde d'un père né en Algérie et d'une mère née en France.

Je vais m'attacher à retranscrire ce qui fait le lien entre mon père et l'Algérie.

Il naquit à Alger en 1943, dans une famille modeste voir plus, composée de 3 sœurs, et lui étant le cadet qui ferme la marche. Sa famille vivait dans un des quartiers les plus populaires d'Alger, à Birmandréïs.


 

Ce qui est intéressant à rapporter, c'est la relation entre les Algériens de souche et les autres communautés d'origine étrangère, les pieds noirs. Mais déjà la famille de mon père ne se considérait plus espagnole, mais bien complètement française.

Néanmoins, j'ai à plusieurs reprises entendu mes parents affirmer clairement la bonne entente qui régnait à Alger entre sa famille et les Algériens de souche.

Ceci AVANT GUERRE, et c'est très important. Après, rien ne sera plus comme avant.

Selon mes parents, ils s'entraidaient volontiers dans leur vie et leurs besognes quotidiennes entre communautés et sans apriori ni exclusion. Ils ont bien mis l'accent dessus, peut-être pour m'éduquer. Ceci, entre autres causes, fait que je crois sincèrement que les communautés n'avaient pas de raisons valables de s'entre-tuer.


 

Bien des fois mon père me raconta brièvement les instants fatidiques où lui et ses sœurs durent quitter le pays, du jour au lendemain, sans pouvoir emporter de mobilier, en quittant leurs foyers, leurs amis, et en ayant le droit de prendre l'avion avec les 20 ou 25 kg de bagages standards autorisés en soute. Ils ont ainsi atterri en France, à Marseille, sans emploi.

Ca, c'est ce qui s'appèle tout quitter derrière soi !

Vous multipliez le tout par des milliers et des milliers de personnes, et vous avez un aperçu de l'exode qui eut lieu en 1962, après les accords d'Evian, mettant fin à la guerre d'Algérie.

Mais malgré cela disais-je, la famille de mon père ne témoigne pas de rancœur. Peut-être est-ce trop loin ? Ou trop douloureux à évoquer, peut-être...

L'expulsion et l'arrivée en France, terre que la famille n'avait encore jamais connu, fut donc brutale, et ils furent, comme les milliers, centaines de milliers d'expulsés, froidement accueillis.

Sans emploi, mon père choisi la carrière militaire au sein de la Marine nationale, ce qui expliquera son établissement quelques années plus tard à Brest, en Bretagne, ville abritant d'importantes forces navales, et un changement radical de climat à la clef ! Fini les rives ensoleillées de la Méditerranée !

Il participa à plusieurs opérations durant 27 ans de carrière, très souvent embarqué et pleinement intégré à l'armée Française. Ses sœurs se marièrent aux militaires français qui patrouillaient dans Alger, l'arme au poing, pendant la guerre, et c'est ainsi que le lien de la famille de mon père avec la France, commencé par le biais de la misère obligeant à migrer dans une de ses colonies, achevé par le biais de l'armée et de la guerre, fut total et marqua fortement ma famille d'une certaine mentalité militaire.

 

FG – 19.11.2015

 

 

 

 

 

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